Le dernier acte d'une grande carrière
Stan Wawrinka a disputé, lundi à Flushing Meadows, le dernier match de Grand Chelem de sa carrière. Battu par Matteo Berrettini sur le score de 6-7, 7-6, 7-6, 7-6 en 252 minutes sur le court Grandstand, le Suisse de 41 ans quitte la scène des Majeurs comme il y a souvent brillé : dans un duel de haute intensité, disputé jusqu'au dernier point. La foule new-yorkaise lui a réservé une ovation debout à l'issue de la rencontre — un hommage à la hauteur d'une carrière hors du commun.
La présence même de Wawrinka dans le tableau relevait presque du hasard. Initialement écarté de la liste des wild cards, le Romand n'avait obtenu sa place dans le tableau principal que grâce au forfait sur blessure de l'Américain Patrick Kypson. Une opportunité saisie avec émotion. Avant le match, il avait publié un message touchant : « Winning the US Open, in the city that never sleeps, will forever be one of the greatest moments of my life. Forever grateful. Forever New York. » Arrivé jadis d'un village suisse où tout lui paraissait trop grand, il avait peu à peu fait de New York l'une de ses villes favorites.
Quatre sets, quatre tie-breaks : un scénario qui se répète
Le match a reproduit presque trait pour trait leur duel du premier tour de Wimbledon en juillet, que Berrettini avait remporté lui aussi en quatre sets, chacun décidé au jeu décisif. À Flushing Meadows, le même schéma s'est imposé. L'Italien, non tête de série, a montré la solidité mentale nécessaire pour convertir les points clés de chaque tie-break, tandis que Wawrinka a livré une résistance acharnée. Son célèbre revers frappé à une main demeurait une arme redoutable, mais Berrettini a été plus régulier sur la durée de ce marathon de quatre heures et douze minutes.
Pour le public du Grandstand, l'après-midi avait une saveur particulière. Spectateurs et joueurs savaient qu'ils assistaient aux adieux d'une figure majeure du tennis mondial. Wawrinka a pris le temps de savourer cet instant avant de quitter définitivement la scène des Grands Chelems.
Un palmarès construit sur les plus grandes scènes
La singularité de Wawrinka tient à sa capacité à élever son niveau lors des grands rendez-vous. Ses trois titres en Grand Chelem — l'Open d'Australie 2014, Roland-Garros 2015 et l'US Open 2016 — ont tous été remportés face au numéro un mondial du moment. La victoire à New York en 2016, au terme d'une finale magistrale contre Novak Djokovic, reste l'un des résultats les plus marquants de la décennie sur le circuit ATP.
Djokovic avait lui aussi quitté le tournoi dès le premier tour, le dimanche, éliminé par l'Argentin Mariano Navone en cinq sets. Les deux finalistes de 2016 sont ainsi sortis dans les premiers jours de l'édition 2026 — une coïncidence qui n'a pas manqué de frapper les observateurs de tous horizons.
Berrettini au deuxième tour
Berrettini file au deuxième tour de l'US Open 2026 et attend de connaître son prochain adversaire à l'issue des derniers matchs du premier tour. Sans tête de série, le tableau pourrait lui réserver des obstacles de taille, mais deux victoires face à Wawrinka en l'espace de deux mois — toujours en quatre tie-breaks — témoignent d'une forme retrouvée. Pour Wawrinka, c'est dans le décor qui l'a vu triompher en 2016 qu'il a définitivement raccroché sa raquette de Grand Chelem.
Tennis Post Redaktion
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