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Tokyo : Nishikori entame ses adieux face à Tiafoe

Kei Nishikori dispute à Tokyo le dernier tournoi de sa carrière, là où il s'est imposé en 2012 et 2014. Frances Tiafoe, tête de série n°2, l'attend d'entrée.

Rédaction de Tennis Post··3 min de lecture
Photo: si.robi / Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.0

C'est chez lui que Kei Nishikori a choisi de tirer sa révérence. Ancien numéro 4 mondial, le Japonais de 36 ans dispute à l'Open du Japon le dernier tournoi de sa carrière. Il y est invité, et le tirage ne lui a fait aucun cadeau : il affronte d'entrée Frances Tiafoe, tête de série n°2.

« Beaucoup d'émotion. J'ai des sentiments mitigés. Je suis heureux de jouer au Japon, mais je sais aussi que c'est mon dernier moment », a confié Nishikori au site de l'ATP. C'est sa douzième participation à l'ATP 500 tokyoïte, où son bilan s'élève à 24 victoires pour 9 défaites.

Le pionnier du tennis japonais

Le 30 avril, Nishikori avait annoncé sur les réseaux sociaux qu'il arrêterait à la fin de la saison 2026 : « J'ai décidé de prendre ma retraite du tennis professionnel à la fin de cette saison. » Il pointait alors au 464e rang mondial. Les blessures l'avaient longtemps éloigné du circuit, et avant cette annonce, son dernier tournoi du circuit principal remontait à Cincinnati en 2025.

Son palmarès reste unique dans l'histoire du tennis japonais. Il a été le premier joueur du pays à entrer dans le top 10, et son 4e rang est le meilleur classement jamais atteint par un Japonais. Il compte 12 titres sur le circuit ATP et plus de 450 victoires. Il s'est qualifié quatre fois pour le Masters de fin d'année (de 2014 à 2016 puis en 2018), avec deux demi-finales à la clé.

Son année de référence reste 2014 : quatre titres et un bilan de 54 victoires pour 14 défaites. À l'US Open, il avait battu en demi-finale Novak Djokovic, alors numéro 1 mondial, pour se hisser en finale. Nishikori s'est aussi forgé une réputation de spécialiste des sets décisifs. Selon l'ATP, il en a remporté 72,4 %, un taux que seuls Björn Borg (73,4 %) et John McEnroe (72,8 %) dépassent lorsqu'on le compare aux membres du club des anciens numéros 1.

Deux titres « presque comme un Grand Chelem »

Tokyo lui a offert deux de ses plus beaux titres : en 2012, en finale face à Milos Raonic, puis en 2014. « C'était mon plus grand moment ici », dit-il à propos du premier. « Gagner ici, c'est presque comme remporter un titre du Grand Chelem pour moi, parce que c'est chez moi. » Sur 2014, il ajoute : « Je pense que c'était ma meilleure année… J'aurais aimé gagner encore une ou deux fois, mais deux, c'est bien pour moi. »

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Tiafoe tient enfin son match

Ce duel, Tiafoe l'espérait depuis l'été. À Washington, l'Américain avait lancé : « J'espère que je vais l'affronter. Il faut que je le batte, parce qu'on n'a joué qu'une fois et il m'avait battu à l'époque. » Leur seule confrontation avait eu lieu à Vienne en 2018, et Nishikori s'était imposé en trois sets.

Tiafoe arrive au Japon en pleine forme. Il est à son meilleur classement, la 8e place mondiale, après une finale à Cincinnati et une troisième demi-finale en Grand Chelem à l'US Open. À New York, il avait renversé Alex Michelsen en quarts après avoir été mené deux sets à zéro.

Le tableau principal a débuté mercredi à Tokyo, et d'après les programmes, Nishikori doit entrer en lice jeudi. Une victoire prolongerait sa carrière d'au moins un tour. En cas de défaite, le public d'Ariake assistera au dernier match professionnel du joueur le mieux classé de l'histoire du Japon.

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