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Wawrinka à Estoril : premier match et dernier adieu sur terre

Stan Wawrinka dispute cette semaine son premier — et dernier — tournoi à Estoril, y clôturant sa carrière sur terre battue avant ses adieux officiels à Bâle en octobre.

Rédaction de Tennis Post··2 min de lecture
Photo: Skyscraper2010 / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0

Stan Wawrinka fait ses débuts cette semaine au Millennium Estoril Open, et cet acte inaugural sur la côte atlantique portugaise sera aussi le dernier de sa carrière sur terre battue. À 41 ans, le champion vaudois aux trois titres du Grand Chelem affronte l'Argentin Román Andrés Burruchaga au premier tour d'un tournoi où tout est double : un premier et un dernier, en même temps.

Un dernier rendez-vous sur ocre

En début d'année, Wawrinka avait annoncé avec une formule sans ambiguïté que 2026 serait sa dernière saison professionnelle : « One Last Push. » Son tournoi d'adieu officiel sera le Swiss Indoors de Bâle en octobre, sur surface dure et dans la ville qui l'a vu grandir tennistiquement. Mais avant cela, il restait un blanc à combler dans une longue carrière : Estoril.

Malgré plus de deux décennies sur le circuit mondial, le Vaudois n'avait jamais inscrit ce tournoi à son calendrier. Il y remédie maintenant, à l'heure de la retraite — un premier et dernier passage au même endroit. C'est une façon bien wawrinkienne de clore les livres : en ajoutant encore quelque chose de nouveau, même au moment de partir.

La terre battue, surface de toutes ses gloires

Le lien entre Wawrinka et la terre battue remonte à ses grandes années. En 2013, il s'imposait au Portugal Open d'Oeiras — un tournoi qui ne se tient plus dans ce format — dans ce qui allait être le début de sa montée vers les sommets. Deux ans plus tard, il frappait le grand coup de sa carrière à Roland-Garros : en finale, il battait Novak Djokovic dans ce qui reste l'une des performances les plus marquantes de la décennie.

Son revers à une main, l'une des armes les plus redoutées du circuit moderne, trouvait sur la terre battue son terrain d'expression idéal. Le rebond plus haut, le jeu en construction, le tempo plus lent : autant de conditions qui lui permettaient de charger son coup fétiche jusqu'au bout du bras et de frapper en pleine lucarne. Les courts d'Estoril seront les derniers à accueillir ce geste légendaire en conditions officielles.

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Après Estoril : la piste dure et Bâle

Une fois le chapitre ocre refermé, Wawrinka se tournera vers la piste dure pour la tournée nord-américaine estivale, avant le grand final à Bâle. Pas de reconversion immédiate dans l'entraînement : « Je veux moins voyager, aller vers quelque chose de plus calme », a-t-il confié en début d'année. Sur les courts de Kitzbühel, une nouvelle génération joue cette semaine pour des titres que Wawrinka connaît lui-même fort bien.

Les amoureux du tennis helvétique, et plus largement tous ceux qui ont suivi la carrière du Vaudois depuis ses débuts, n'ont plus que quelques occasions de le voir à l'œuvre. Estoril en est une — rare, inattendue, précieuse. Un premier et un adieu sur la surface qu'il aura marquée à jamais.

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